|
LES CHEMINS.
« Ce texte est extrait du bulletin publié par l’Association Saint-Vrain et son Histoire. »
Les chemins de Saint-Vrain (fig. 1) sont très anciens. Comme le montrent les plans de 1769 et 1823, leur tracé n'a pratiquement pas varié depuis le 18ème siècle. Les actes notariés, en précisant les tenants et aboutissants des parcelles vendues, montrent qu'au 16ème siècle ces chemins existaient déjà et, pour la plupart, portaient le même nom.
Avant le milieu du 18ème siècle, un chemin important traversait le nord du terroir saint-vrainois : le "Grand Chemin Royal d'Etampes à Corbeil". L'aménagement en 1750 de promenades autour de l'Obélisque nouvellement construit coupa ce chemin. La circulation se fit alors vraisemblablement par Leudeville, comme semble l'indiquer le nom pris alors par l'actuel CR 14 : chemin d'Etampes à Leudeville. En 1823, lors de l'élaboration du cadastre, ce chemin était abandonné sur la totalité de son parcours ; mais dans presque toutes les communes traversées de nombreux tronçons subsistent et on peut aujourd'hui reconstituer avec certitude une grande partie du tracé de ce chemin.
D'autres chemins ont aussi disparu, notamment :
- au sud immédiat du village, entre le Petit-Saint-Vrain et l'Epine, où l'extension du parc au milieu du 17ème siècle les a supprimés.
- au nord des Renouillères, où les chemins existant anciennement (chemin d'Etampes à Corbeil, de Saint-Vrain à Vert-le-Petit) traversaient des terres toutes propriété de cette ferme. Ils ont disparu dans les années 1800, lorsque les liaisons à mi-distance qu'ils permettaient sont devenues plus aisées par d'autres itinéraires. Le fermier des Renouillères a pu alors, dans l'indifférence générale, "anticiper" sur les chemins et les faire assez rapidement disparaître.
- tout au long de la Juine, entre le Petit-Saint-Vrain et La Boissière. L'aliénation des "communes" en 1813 et leur acquisition par les propriétaires des châteaux de Saint-Vrain et de Billy ont permis à ceux-ci d'accroître considérablement l'étendue de leur parc et d'y inclure de nombreux chemins dont-ils étaient désormais les seuls utilisateurs.
Si de nos jours les liaisons intercommunales sont assurées par les seules voies goudronnées, au temps des piétons, la ligne droite restait le chemin le plus court entre deux villages. Et pour nombre de chemins ruraux aujourd'hui presque inutilisés, leur ancien nom témoigne de leur importance passée.
|