LE    TERROIR

 

« Ce texte est extrait du bulletin publié par l’Association Saint-Vrain et son Histoire. »

 

 

 

 

 

Le terroir de Saint-Vrain est une plaine échancrée par la Juine, qui borne la paroisse au sud, et par le ru de Cramart, du moins à l'amont immédiat de son confluent avec la Juine. Ces échancrures entaillent une couche imperméable dont l'affleurement est marqué par une ligne de sources (on disait autrefois : fontaines) : fontaine de Feularde, près du Bouchet ; fontaines des Renouillères ; fontaine Saint-Caprais ; de part et d'autre du ru de Cramart, proches de l'ancienne grille du Parc : la fontaine des bois et la fontaine Saint-Blaise. En dessous du chemin du Petit-Saint-Vrain à Brateau (voir fig. 3) et près du Petit-Saint-Vrain, une tuilerie s'installa au 17ème siècle. Sans doute la glaise était, là, peu profonde et son extraction plus facile. Puis ce chemin longeait, par le haut le "chantier (lieu-dit) des Fontenettes". D'autres sources encore près de Billy, de La Boissière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Entre cette ligne de sources et la Juine, s'étendaient "marais" et "prairies". Immédiatement au-dessus, les pentes accueillaient les maisons et les vignes. Au-dessus, s'étalait la plaine, avec ses terres labourables et ses bois, sur laquelle aujourd'hui mordent de plus en plus les zones pavillonnaires.

 

 

 

Entre le Chemin de Marolles au Bouchet et celui de Saint-Vrain à Leudeville (fig. 1), la plaine se creuse. Au fond de cette dépression se succédaient : le "chantier de l'Aunay" où une fontaine existait encore en 1823 ; le "carrefour des Joncs" au-delà de l'actuel cimetière, où la rue Bazile rejoignait le chemin de Saint-Vrain à Vert-le-Grand ; les fontaines des Renouillères, dont certaines coulent encore aujourd'hui. Or aulnes et joncs aiment l'eau. Sans doute cette dépression était-elle autrefois plus humide qu'elle ne le semble aujourd'hui.